OpenCode, l'alternative à Claude Code où tu choisis ton modèle

Il faut qu'on arrête la dépendance aux modèles américains
Une news est tombée cette semaine : les plus gros modèles d'Anthropic et d'OpenAI ont été bloqués pour les résidents non-américains. Dans mon flow de développement quotidien, je tourne sur Claude Code et Codex. Deux outils au top du moment, mais deux outils américains. Alors je me suis posé la question : comment sortir de cette dépendance ? Voilà les solutions que j'ai testées pour utiliser des modèles tout aussi bons sans dépendre des US.
Le déclencheur : des modèles US coupés hors des États-Unis
Le premier signal, c'est un modèle que j'ai adoré pendant une semaine, puis qui a disparu du jour au lendemain.
Anthropic a sorti un modèle assez révolutionnaire, Fable. Je l'ai lancé pendant une semaine sur pas mal de projets en cours. J'ai des outils que je fais tourner en récurrence sur mes produits pour vérifier la dette technique et les problèmes potentiels, et avec Fable les analyses étaient vraiment avancées. J'ai senti un vrai gap avec Opus 4, son prédécesseur. Le problème : samedi soir, j'ai voulu relancer une petite tâche, et j'ai eu la surprise de voir que le modèle avait été banni en France, et partout dans le monde sauf aux États-Unis.
Le pays commence à vouloir garder sa souveraineté et le contrôle sur ses modèles. Et tout récemment, OpenAI a fait la même chose : une vague de trois modèles, Sol et Terra entre autres, fermés eux aussi pour les non-résidents de l'UE. On sent un cloisonnement qui arrive. On était dans une vague d'innovation, de nouveaux modèles chaque jour, et d'un coup ça s'arrête. Ça ne m'empêche pas d'utiliser Opus 4, mais on sent que l'innovation va ralentir sur cette partie et qu'on ne pourra plus utiliser les modèles les plus récents.
Le deuxième problème : le prix
Le deuxième point qui m'a fait réfléchir, c'est le tarif et la dépendance à ce tarif.
Aujourd'hui, je paye à peu près 100 dollars pour Claude Code et 20 dollars pour Codex. Je suis à 120 dollars par mois. Il y a des mois où je n'utilise pas tout le quota, par exemple deux semaines de congé : le quota que je n'ai pas consommé ne me sera pas remboursé. C'est un coût à prendre en compte. Et je suis dépendant du prix : si demain il passe à 200 ou 300 dollars, je ne sais pas trop comment me placer. Il faut que je vérifie en continu que la valeur que je produis chaque mois reste supérieure à ce que je paye. Pour le moment c'est le cas, mais ça m'a poussé à regarder les alternatives.
Il y a aussi la question de l'accès. Un ami qui veut tester, ou un étudiant qui sort d'école et qui a envie d'utiliser ces nouveaux modèles, il n'a pas envie de dépenser 120 dollars par mois pour avoir la puissance des outils. C'est pour ça que je me suis tourné vers d'autres outils et des modèles d'autres pays, principalement la Chine, qui propose aujourd'hui des modèles très puissants. Il y a deux choses à maîtriser : rester à jour sur ces modèles externes, et les utiliser au quotidien.
OpenRouter : l'inventaire de tous les modèles
Le premier outil sert à faire ta veille : savoir quels modèles existent et lesquels utiliser.
OpenRouter, c'est l'interface unifiée pour les LLM. Avec une seule API, tu déposes des crédits et tu utilises n'importe quel modèle. C'est un passe-plat entre ton outil et les différents modèles. Ce qui est cool, c'est la liste : tu vas dans le classement des modèles de texte, tu tries par popularité, et tu vois ce qui monte. En ce moment, le plus populaire, c'est DeepSeek V4 flash. Sur chaque modèle tu as son score par domaine, la date de sortie, le ranking et le nombre d'usages par jour. C'est tenu à jour, et c'est important pour ne pas se faire larguer sur ce qui sort, parce qu'il y en a beaucoup.
C'est là que j'ai découvert GLM 5.2, un modèle fourni par la société Z.ai. Z.ai, c'est un des mastodontes chinois, l'équivalent de ChatGPT là-bas, très avancés. Ils ont sorti GLM 5.2 le 16 juin, et c'est le modèle qui m'a fait m'intéresser sérieusement à la concurrence. Sur OpenRouter tu as aussi toutes les infos de tarif par provider. C'est vraiment le point central de ta veille : tu passes dessus régulièrement pour repérer les modèles qui sortent et qui valent le coup.

La fiche GLM 5.2 sur OpenRouter : prix d'entrée et de sortie par million de tokens, contexte de 1M, sortie le 16 juin 2026, et la liste des providers qui l'hébergent.
OpenCode : le Claude Code où tu choisis ton modèle
Une fois que tu sais quel modèle utiliser, il te faut l'outil pour t'en servir au quotidien.
OpenCode, c'est l'alternative à Claude Code. Tu l'utilises dans ton terminal ou via l'application Mac, moi je passe par l'app Mac. Comme son nom l'indique, il est ouvert : tu te connectes à plein de modèles directement dessus. Et ils ont été malins, tu peux utiliser ta clé API ou un abonnement. Avec l'abonnement OpenCode Go à 5 dollars par mois, tu as accès à plein de modèles dont GLM 5.2 et Qwen 3.7 max, avec le même système de quota que Claude Code et un reset d'utilisation. Je l'ai pas mal utilisé : là où je me retrouvais parfois bloqué avec Claude quand mon usage était dépassé, avec cet abonnement j'ai pu continuer mon travail.
Il y a même des modèles gratuits directement dessus, comme Nemotron 3, il suffit de te connecter avec un compte OpenCode. En t'abonnant, tu as accès aux derniers modèles, l'état de l'art : si demain GLM 5.3 sort, ton abonnement Go se met à jour et tu peux l'utiliser directement. Je ne suis pas sponsorisé, je l'utilise vraiment. OpenCode est open source, ils ont 180 000 étoiles sur GitHub, c'est ultra à la mode. C'est la même CLI que Claude Code, sauf que tu utilises ton propre modèle.
Si tu connais Claude Code, tu retrouves le même panel. À gauche, le projet sur lequel tu travailles et tes sessions, autant que tu veux. Au centre, le chat, sauf qu'au lieu de choisir entre Opus et Sonnet, tu as une liste beaucoup plus grande de modèles, avec un petit badge quand c'est gratuit. Sur le volet de droite, les fichiers modifiés par Git en attente. Tu peux changer de modèle en pleine session. Et point pratique pour migrer en douceur : tu peux brancher ton abonnement Claude Pro ou Max, ou ton abonnement Codex, directement sur OpenCode. Tu gardes les modèles dont tu as l'habitude tout en sortant de la dépendance forte à Claude Code.

L'app Mac d'OpenCode sur mon projet Naleo : le panel gauche pour le projet et les sessions, le prompt en bas, et le sélecteur de modèle réglé sur GLM 5.2.
Le routing : laisser l’outil choisir le bon modèle
La vraie puissance de l'open source, c'est de pouvoir router vers le bon modèle automatiquement.
Tu peux dire à OpenCode d'utiliser le modèle OpenRouter Auto. En fonction du prompt que tu tapes, il va aller taper sur tel ou tel modèle : Opus 4.6 si besoin, Sonnet si c'est un peu moins cher. Tu peux lui donner une priorité, par exemple Anthropic d'abord puis OpenAI. Si un modèle n'est pas disponible, en pause ou en erreur, il switche automatiquement sur un autre. Tu peux être très fin : si tu as peu de tokens, tu demandes les modèles les moins chers en premier, ou les plus rapides. Ou tu fixes un modèle par défaut comme GLM 5.2. Attention, avec ta clé API tu consommes directement, ça coûte un peu plus cher, c'est pour ça que je recommande l'option OpenCode Go pour le travail quotidien.
Le test : GLM 5.2 contre Claude Code, côte à côte
Pour voir si c'est une vraie alternative, j'ai fait tourner GLM 5.2 et Claude Code sur la même tâche, en parallèle.
Sur mon site Naleo, où je propose des formations et de l'accompagnement aux entreprises, j'avais commencé une section quiz avec un seul quiz sur Claude Code. Je voulais un hub qui liste tous les quiz. Le prompt était simple : créer un hub de quiz sur l'URL /quiz, avec le quiz Claude Code déjà là, ajouter un quiz OpenCode, récupérer les logos des providers et faire un hub plutôt joli avec les deux quiz disponibles. J'ai lancé le même prompt des deux côtés, dans le même dossier : GLM 5.2 via OpenCode, et Opus 4.8 via Claude Code.

GLM 5.2 au travail dans OpenCode : il a lancé un sous-agent pour cartographier l'app, planifié 7 tâches, et les fichiers modifiés apparaissent à droite dans le panneau Git.
Claude Code est parti à toute vitesse. Il m'a posé quelques questions puis il a foncé, terminé en une minute. Il a démarré le serveur, réutilisé mon design system sans inventer de composants, pris les bons logos, et généré des questions dynamiques bien spécifiques à OpenCode. GLM 5.2, lui, a été plus précautionneux : il a lancé un sous-agent pour bien lire l'existant et comprendre le fonctionnement avant d'écrire une ligne. Il a mis cinq minutes. Détail intéressant : GLM a pris l'initiative de modifier le lien dans le header pour pointer vers le nouveau hub, alors que Claude s'est contenté de me demander si je voulais le mettre à jour. Au niveau du code, c'est sensiblement pareil.
Mon verdict
Le seul vrai bémol, c'est le temps. Pour le reste, l'alternative tient la route.
GLM a mis cinq fois plus de temps que Claude Code, une minute contre cinq. Mais il a réutilisé mon template, ne s'est pas trompé, et il a fait ce qui était demandé. À moindre frais : il n'a dépensé presque rien via l'abonnement en place. Ça montre qu'on n'est pas bloqué avec Claude Code, et qu'on arrive quand même à des résultats de qualité avec cet outil. Pour moi, OpenCode c'est devenu du moitié-moitié. Je suis encore un peu sur Claude Code, mais je m'oblige à l'utiliser de plus en plus, parce que je pense qu'on va être forcés de migrer, et surtout parce que j'aime la liberté de choisir le modèle que je veux.
La vidéo complète : le contexte du ban des modèles US, la veille sur OpenRouter, l'installation d'OpenCode et le comparatif GLM 5.2 contre Claude Code en direct.
Si tu étais resté bloqué avec Claude Code sans regarder ailleurs, challenge ces outils. Fais ta veille sur OpenRouter pour repérer les bons modèles, installe OpenCode pour les utiliser sans changer tes habitudes, et garde la main sur ce que tu consommes. C'est, à mon sens, l'avenir de l'utilisation des agents IA : choisir soi-même son modèle, sans dépendre d'un seul fournisseur.
Claude Code de zéro
De zéro à autonome sur Claude Code — vidéos + 2h en live avec moi.