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Claude Code9 min de lecture20 mai 2026par Lionel

Les skills qui font tourner tout mon business

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C'est quoi une skill, vraiment

Une skill, c'est juste une recette de cuisine que tu donnes à l'IA pour éviter de te répéter. Dans cette vidéo je montre comment en créer une en live, comment en ajouter des pouvoirs que Claude n'a pas de base, et surtout la skill orchestratrice qui synchronise des dizaines de sources d'un coup et qui a changé la façon dont je pilote ma boutique.

La vidéo complète : anatomie d'une skill, création en live, et la skill qui agrège tout mon marketing.

Une skill, c'est un petit raccourci de texte qui t'évite de te répéter quand tu parles à une IA. Tu connais la situation : tu redis la même chose à chaque fois, tu t'énerves sur ChatGPT ou Claude parce que tu lui as déjà expliqué 50 fois la même consigne. La skill règle ça. Tu écris la recette une bonne fois, et ensuite tu la rappelles pour l'exécuter à la chaîne.

Important à comprendre : ce n'est pas une techno propriétaire. Ça n'appartient ni à Claude Code, ni à Codex, ni à une IA en particulier. C'est une façon de stocker de l'information texte et de la réutiliser. La doc de Claude Code comme celle de Codex expliquent comment structurer ses skills, et c'est devenu un nouveau standard : un dossier, un fichier SKILL.md à l'intérieur, et les instructions dedans.

Skills globales vs skills locales

Deux familles de skills, et il faut bien les séparer pour ne pas s'y perdre.

Les skills globales vivent partout sur ma machine. Je peux les invoquer depuis n'importe quel dossier. Elles font des tâches génériques : par exemple j'en ai une qui crée une image et une autre une vidéo via des outils externes. Je lui dis « crée-moi une image », elle appelle les derniers modèles à jour et me la génère. Comme j'en ai besoin dans tous mes projets, elle doit être globale.

À l'inverse, les skills locales sont liées à un projet précis. J'ai plein de petits projets de dev, et certaines skills vont requêter la base de données du projet pour récupérer une info : « on a cinq nouveaux utilisateurs, deux ont payé un abonnement ». Cette skill-là n'a aucun sens ailleurs, elle doit rester isolée dans son projet. C'est ce qui évite de se noyer quand on accumule les skills.

Le menu slash de Claude Code affichant la liste des skills disponibles

Un slash dans Claude Code affiche toutes les skills disponibles. J'en ai une centaine, réparties entre globales et locales.

Créer une skill en live

Le plus simple pour comprendre, c'est d'en fabriquer une de zéro. Et l'IA peut t'aider à le faire.

Pour l'exemple je demande à Claude « c'est quoi le meilleur smartphone pliant ». Il me répond qu'il ne sait pas et propose juste de lancer une recherche web. Le souci, c'est que j'aurais dû enrichir mon prompt : lui demander de faire des recherches avancées et de me sortir un vrai rapport complet. Plutôt que de le réécrire à chaque fois, je vais en faire une skill.

Pour créer une skill, c'est simple : je tape un slash, je lance la skill « skill creator », et elle m'accompagne dans la conversation. Elle me demande ce que je veux créer, quand ça doit se déclencher, et le résultat attendu. Je lui dicte : je veux une skill pour pousser les recherches sur internet et obtenir un vrai rapport, invocable quand je pose une question.

Il ne fait pas tout parfaitement du premier coup. Il a nommé la skill « deep research » alors qu'il devait me demander le nom : je la renomme « recherche approfondie », je préfère rester en français et garder le contrôle. Il avait aussi inventé des règles et un format de rapport beaucoup trop détaillés. Je lui demande quelque chose de plus compact, qui parle juste de recherche web, sans imposer de format.

Il ne faut pas hésiter à retravailler sa skill. Le but, c'est qu'à la fin on n'y touche plus : quand elle marche, elle fait exactement ce qu'on veut et on l'invoque tout le temps. Je prends donc le temps de la nettoyer. Le résultat final tient en quelques lignes : décompose la question en sous-questions, lance plusieurs recherches, croise au moins trois sources avant de répondre, cite chaque source, prends position à la fin.

La skill recherche approfondie créée et invocable dans Claude Code

Une fois la skill créée et l'app redémarrée, le slash « recherche approfondie » la rend invocable. La même question donne enfin un vrai rapport sourcé.

Petit piège à connaître : après la création, j'ai dû redémarrer l'application Claude pour qu'il voie la nouvelle skill. Une fois relancé, je refais ma question sur le smartphone pliant, et la réponse n'a plus rien à voir. Il lance une recherche, croise les sources, et me sort un rapport avec des résultats à jour en mai 2026 et des liens que je peux aller vérifier moi-même.

Ajouter des pouvoirs que Claude n'a pas

Une skill peut donner à l'IA des capacités qu'elle n'a pas nativement. Comme créer une image.

Je demande « génère-moi une image pour montrer la puissance des skills ». Claude ne sait pas créer d'image de base. Mais il lit toutes les skills qu'il a en mémoire, repère que j'en ai une capable de le faire (elle utilise le provider Fal), et l'invoque tout seul. C'est ça la force d'une skill : il se débrouille pour trouver le bon outil.

Et là il se passe quelque chose d'intéressant. Il a tenté d'utiliser mon compte Fal, a vu qu'il n'y avait plus de crédit dessus, et a basculé de lui-même sur une autre clé API pour générer l'image quand même. Il est allé jusqu'au bout du résultat sans m'interrompre.

La skill de génération d'image avec la ligne de bascule sur OpenAI en cas d'erreur

Dans la skill image : la consigne de ne jamais coder un modèle en dur, et la petite ligne qui dit de basculer sur la clé OpenAI en cas d'erreur.

Le détail de la skill explique deux choses essentielles. D'abord, ne jamais utiliser un modèle en dur : Claude garde souvent un modèle en mémoire, mais trois mois plus tard les modèles ont évolué. La skill lui dit donc d'aller récupérer la liste des modèles à jour avant de générer. Ensuite, une ligne précise « en cas d'erreur, bascule sur ma clé OpenAI ». C'est exactement ce qu'il a fait.

Si tu as déjà touché aux outils d'automatisation type n8n ou Make, tu mets des blocs par étape : récupérer les modèles, créer l'image, l'afficher. Sauf que dès qu'un bloc passe au rouge, il faut intervenir à la main. Là, grâce à la skill, le flow est intelligent : il rebondit tout seul avec une seule petite ligne de consigne et va jusqu'au résultat.

Un point important si tu reproduis ça chez toi : moi j'ai autorisé toutes les permissions sur mon chat parce que je maîtrise mes skills et que j'en génère tous les jours. De ton côté, Claude te demandera la permission à chaque étape avant d'utiliser ton API. C'est plus lent, mais c'est normal au début.

La skill qui agrège tout mon marketing

La vraie skill qui a changé mon business : un petit orchestrateur qui en appelle plusieurs en parallèle.

Le contexte : j'ai une boutique en ligne où je vends des produits, et autour d'elle gravitent énormément d'outils. La Google Search Console pour les mots-clés tapés sur Google. Une campagne Facebook Ads pour pousser certains produits. Google Analytics pour les pages visitées et les parcours utilisateurs. Et Klaviyo pour les mails, les newsletters et le suivi des paniers.

Pour chacun de ces outils, j'ai créé une skill dédiée : une skill Google Search Console qui tape l'API pour récupérer les données de la semaine, une skill Facebook Ads pour lister la campagne et vérifier les clics, une skill Analytics List pour le récap des pages vues, une skill Klaviyo pour les campagnes et les flows. Chacune est un mode d'emploi générique.

Détail que je tiens à respecter : aucune de ces skills ne mentionne ma boutique. La skill Klaviyo explique juste comment utiliser l'API de Klaviyo, pas comment l'utiliser pour mon site. Pourquoi ? Parce que j'ai potentiellement une deuxième boutique et je veux pouvoir réutiliser la skill sans tout mélanger. C'est ce côté développeur de factoriser : une skill fait une seule chose, proprement séparée.

Mon vrai problème, c'était la quantité de données. Entre les chiffres Facebook, les pages vues d'Analytics, les requêtes de la Search Console, c'était impossible à suivre. Il fallait être expert dans trop de domaines pour mettre tout ça à plat et en sortir les infos clés. Je n'arrivais pas à analyser l'ensemble.

La skill boutique-analyse-global qui lance cinq skills en parallèle

Le cœur de la skill orchestratrice : six lignes qui demandent de lancer cinq skills en parallèle. Claude déploie un agent par skill.

La solution : une skill que j'appelle « boutique analyse global ». Elle est toute petite, c'est juste un orchestrateur. Les six lignes importantes lui disent de lancer cinq autres skills en parallèle. Claude déploie automatiquement un agent par skill : Facebook, la boutique, l'Analytics, la Search Console. Et il réutilise exactement les mêmes slashs que ceux que j'utilise seuls.

C'est là toute la puissance : une skill peut en appeler d'autres. Si demain j'ai une nouvelle métrique à suivre, je crée sa skill et je l'ajoute dans l'orchestrateur. L'IA aura encore plus d'informations pour se nourrir et donner des réponses plus pertinentes. La skill globale agrège tout, croise les sources, et produit un diagnostic avec des actions critiques et des quick wins.

Ce que ça change au quotidien

Concrètement, voilà ce que cette agrégation m'a fait remonter, et que je n'aurais pas vu autrement.

  • Des pages produits très vues mais sans commande derrière : je peux mettre une réduction dessus pour pousser à l'achat.
  • Un souci de tracking entre une commande passée et mon outil Klaviyo où elle n'était pas remontée. Identifié et corrigé rapidement grâce au croisement des données.
  • Les produits qui ont beaucoup de recherches et de clics mais où ça ne va pas au bout : je connecte ma campagne marketing pour mieux les targeter.
  • Toutes ces actions, à plein de niveaux, permettent d'augmenter le panier moyen et le chiffre d'affaires de la boutique. Sans cette skill qui voit toutes les données en même temps, je n'aurais pas pu le faire. C'est ça qui en fait un game changer : des skills qui se connectent à plein de sources et qui agrègent l'information.

    Si tu veux creuser, va fouiller la doc de Claude pour mieux comprendre le fonctionnement. Et commence petit : une skill toute simple qui te fait gagner deux minutes, puis tu l'enrichis. C'est en les empilant et en les faisant se parler que tu construis ta propre boîte à outils.